Il faut sauver le soldat « Web au Maroc »!

Dans ce billet j’essayerai de répondre à une question que je me suis posé des centaines de fois : toute personne ayant vécu l’évolution du Web au Maroc depuis ses débuts peut facilement constater que le nombre de startups/projets ayant réussit au Maroc reste encore très restreint. Il faut dire qu’on est encore loin de pratiquer le métier réel du web, un retard qu’on rattrape petit à petit ces deux dernières années grâce aux medias sociaux.. Toutefois, il faut se réveiller car ce qu’on produit aujourd’hui est en grande majorité loin d’être à la hauteur.

Après plusieurs discussions et échanges avec des amis passionnés du web autour de cette problématique, j’ai pu relever plusieurs points qui font qu’on soit en retard, alors qu’est ce qui manque au web marocain? vous allez me répondre par beaucoup, je sais et je suis tout à fait d’accord avec vous! Mais c’est surtout:

Le manque de contenu et COCO attitude

L’une des grandes lacunes dont souffre les sites marocains est le manque de contenu, copiez un texte depuis un site de prestation et le coller sur Google vous amènerai dans 90% des cas à des pages similaires contenant les mêmes textes copiés collés, voir reformulés. Pourquoi? Parce que le plus souvent les clients ne savent pas communiquer sur ce nouveau support qui est le web, ce n’est pas forcément leur faute, la plupart des prestataires de services se focalisent souvent sur l’aspect technique du projet et ne dispose pas des profiles capables de produire un contenu original orienté web.

Lors d’une interview réalisée par itmaroc, Patrick Raynauld le Directeur Général de Pyxicom a souligné:

Clairement un manque de contenu. Le contenu et les moyens nécessaires pour le développer et l’actualiser ne sont pas assez au centre des préoccupations

La rédaction de contenu pour le web est un métier à part entier. il faut penser à recruter et préparer des profiles consultants spécialisés en WebMarketing (rédaction, SEO, SEM, Web 2.0, Stats).

Compétitivité

Avec le nombre d’outils OpenSource disponibles sur internet, créer un projet web est devenu un jeu d’enfant! Si vous pensez qu’un stagiaire bac+2 peut offrir une prestation similaire à la votre à un prix très bas c’est que vous ne connaissez pas le métier du web. Détrompez-vous messieurs! C’est faux!

Vous pouvez penser que le choix du prestataire est basé uniquement sur le prix, mais vous serez surpris. Les clients qui apprécient la qualité sont prêts à payer pour un travail exceptionnel. Soulevez-vous au dessus de la concurrence en faisant payer ce que vous pensez que vous valez. Croyez-moi, vous pouvez être trop bon en marché. Un conseil, si vous gardez votre taux bas, arrêtez ça maintenant.

En baissant les prix vous aurez à peine de quoi faire tourner votre boite, vous aurez pas les moyens pour recruter de bons profils, vos prestations resteront modestes et vous tournez au rond.

Prenez un bon regard critique sur la valeur que vous apportez aux clients et facturer en conséquence.

Créativité

J’ai toujours pensé que les marocains sont créatifs! Mais au fil des années je me suis rendu compte que ce n’est pas vraiment le cas.., j’ai constaté que nous sommes plutôt des copieurs des idées qui « marchent », des consommateurs fidèles de ce que les pays d’occident nous fournissent! Prenons juste comme exemple les sites de deals qui ont fleuri à une vitesse incroyable, alors sommes-nous à ce point incapables d’initier de nouvelles idées? La réponse est NON, on a des centaines de jeunes avec des idées créatives, il suffit d’être intelligent pour les concrétiser pour fonder nos propres modes.

Esprit d’entrepreneuriat et Business Angel

L’école marocaine du citoyen lambda nous a toujours éduqués pour faire de nous des produits destinés à travailler pour le compte des autres. Au Maroc, on ne te posera jamais la question: « tu fais quoi dans la vie? », on te demandera plutôt : « tu bosses où? », autrement dit les marocains ont-ils peur d’entreprendre? Oui mais la bonne nouvelle c’est que le Web offre tellement de possibilités qui font que monter un bon projet pour une idée créative ne demande pas forcément beaucoup de ressources! Nous avons aujourd’hui devant nous une panoplie de cas ayant réussi avec une idée très simple (Instagram par exemple). Si vous avez une idée à forte valeur ajoutée, pensez à la retravailler sur tous les plans (technique, business, etc..) si elle est bonne elle fera son chemin toute seule!

Si on ne compte pas Maroc Numerik Fund, on peut dire que les Business Angel sont très rares au Maroc, il faut dire que les investisseurs ne connaissent pas encore l’opportunité que leur offre le web d’aujourd’hui! Ceci est dû au manque de culture Web, autrement les gens ignorent toujours l’intérêt réel du Web et à quel point le terrain est vierge au Maroc pour se lancer. La preuve c’est que Maroc Numerik Fund était pour du vu/déjà vu (pour ne pas citer des noms), des idées importées qui ne rendront pas le web au Maroc meilleur!

Un surfeur plus averti

Aujourd’hui il est devenu très facile de faire circuler de l’information sur le web marocain, qu’elle soit vraie ou fausse l’internaute marocain n’a pas le réflexe de vérifier l’information avant de la rediffuser, ainsi on se retrouve souvent avec des infos de décès non vérifiés, de la diffamation, des conneries genre « fadi7at XYZ » pour attirer l’opinion public, il suffit qu’un bouzebbal balance une merde pour que tout le Maroc sent son odeur…

Nous voulons un internaute producteur et intelligent pour ne pas faire buzzer de la merde

#Twittoma et #Blogoma

Je peux dire sans exagérer que nous avons l’une des meilleures communautés ayant su profiter de la puissance des réseaux sociaux, aujourd’hui on se rend compte qu’on a un très bel collectif citoyen, actif et surtout jeune qui évoque les vraies problématiques avec des débats intéressants, toutefois une bonne partie des utilisateurs en font mauvais usage. Je citerai Twitter comme exemple, ce réseau social n’est pas « un nouveau chat vous appelle », c’est plutôt le réseau dédié à l’échange constructif, il vous permet de suivre les bons profils et vous exprimer avec du concret sans trop raconter votre vie!

La #Twittoma/#Blogoma est unique, on se connait tous, on se retrouve chaque année, on transmet des idées et on se prend en photos, tout ça c’est génial, il faut juste tirer profil de cette énergie et rendre ces échanges plus constructifs, pratiques et concrétiser les belles idées en des projets réels. Nous avons énormément de profiles intéressants qui se rencontrent mais qui n’échangent pas efficacement.. il faut apprendre à tendre la main et se présenter, la diversité de la communauté fait qu’il y ait beaucoup de personnes qui s’intéressent à ce que vous faites et qui peuvent vous aider.

Une dernière chose! Il nous faut une présence féminine plus marquante, sans laquelle il n’y aura pas assez de flexibilité lors de débat enter différentes personnes.

Notre communauté a un très grand potentiel, soyons alors plus intelligents, plus avertis, plus créatif et surtout UNIS.

Bref! ceci est un peu ce que je pense, sentez-vous libres à vous exprimer si vous pensez qu’il manque bien d’autres choses..

Be Sociable, Share!

28 thoughts on “Il faut sauver le soldat « Web au Maroc »!

  1. Excellent article qui résume bien la situation du web au Maroc.

    J’ajouterai aussi que l’internaute marocain voit l’internet comme un outil de divertissement et non pas de culture, d’information et de partage. Donc même si tu lui proposes un bon contenu il n’y aura toujours qu’une minorité qui va apprécier.

    Un autre point c’est qu’il faut commencer par donner une valeur au web dans les établissements, je trouve que c’est paradoxale que la plupart des startups mondiales sont dans le domaine du web et que dans les université on n’étudie même pas les technologies web ou on les considère comme quelque chose de banal et trop facile, je crois que c’est là d’où vient le gros problème.

  2. Simo,

    Ton article est en effet interessant et je suis tres heureux de voir au moins un blogueur l’addresser. Je trouve toutefois, que l’analyse est superficielle et n’a pas pris en consideration les raisons fondamentaux du retard du secteur web Marocain.

    Le web Marocain est une projection de la realite Marocaine. En travaillant avec nous sur le projet http://Socialiq.com tu as bien du avoir les memed constats que les miens. Si l’industrie Marocaine ne fait que des Fiat de bas de gamme (Je suis peut etre depasse, mais l’exemple est juste a titre d’analogie), pourquoi attendrait on du web Marocain de produire
    des Ferrari.
    Les lacunes que tu proposes, viennent surtout du manque d’education, du manque de serieux, et du manque d’integrite dont souffrent la societe Marocaine. La ou je me joins a toi: manque de creativite et esprit d’entreprenariat, mais c’est un peu plus complique a expliquer. Je me contenterais de me commenter sur ce qui est plus important – La base.

    L’education apporte la discipline. Les autodidactes sont souvent des exceptions. Alors que les bonnes ecoles d’ingenieurs offrent souvent une formation de fonds, de logique, et de methodologie. D’ou la reponse a notre Ami Akram Fares, l’ecole d’ingenierie n’a pas besoin d’inculquer les outils et languages comme formation de base, tout comme l’ecole d’architecture ne t’apprend pas s’il faut acheter Astral ou Colorado comme peinture. Une fois que tu as les bonnes bases, le choix d’outils et de languages devient une preference personnelle ou circonstantielle. Ceci dit tous les chemins meneront a Rome.

    Quand au Business Angel, c’est de l’argent intelligent qui suit le bon environement, si le minimum de serieux n’existe pas, l’Angel le sait deja, et il n y a que le diable jusqu’a existence du contraire. Mais je me presente comme Angel au cas ou tu as vraiment une idee solide.

  3. L’article a souligné ce qu’il fallait dire, mais je pourrai en ajouter :

    -Manque d’innovation, ou plutôt on s’en fou carrément:
    Quand j’étais au G|Maghreb, dans un lab où on expliquait les nouveauté de l’HTML5 on parlais de WebSQL tout ça… La question la plus posé était : « Ça sert à rien ça? Qu’est ce qu’on pourra faire avec ? » Le dev de Google était émut avec un sourire jaune moutarde.
    Juste pour le fun mais c’est vrai, y avait aussi un type qui a demandé, dans la présentation du nouveau code de Google search ( panda ), s’il peut avoir le code source…
    Donc il y a trop de gens qui veulent faire du copier coller, et qui chercher pas à innové. Twitter lui aussi ne servait à rien le premier jour, mais on en a fait quelque chose. La plupart des marocain ne cherchent pas à changer quelque chose en quelque chose de bien, ils veulent du prêt à porté, c’est ainsi.
    Ne me dites pas « Rhoof toi tu critique trop, je connais des mecs qui savent faire…. »
    Moi je parle pas des 50 personnes que tu connais sur Twitter, mais de la totalité des marocain qui font quelque chose sur le Web
    -Décalé, outdated
    Y a aussi le type de personnes qui : « Tu te rappel de mon site de stream fait en html/css démodé avec un design de merde et fait n’importe comment que j’ai fait le mois dernié ? J’ai gagné 60euro avec Google ads je suis un dev \o/ »
    Ou y a aussi désespérément, des gens outdated qui ont encore une images vielles du Web et ça c’est aussi un gros problème même au meilleur professionnel ( et même à part l’informatique et le Web) au Maroc, et vous savez pourquoi ? Parceque Internet est mal présent et présenté, ah oui y a pas tout le monde qui a internet, y a des gens qui ont une « connexion msn » d’autre « facebook et youtube » mais pas internet je vous le dit.

    -Finalement, je ne sait pas pour le titre
    Quand une explosion arrive en france tout les blog français le rapporte ( les blog marocains aussi). Quand une bombe nucléaire explose à casa, les blog australien le rapporte et pas les marocain : on ne fait que copier du Web, la plupart des blogueure ne rapporte pas des fait de la réalité vu ou entendu, ils rapportent des articles ou recyclent si on veut. Et puis aussi parce que, mais bon on commence à voir des évènement au Maroc ça va venir…

    (Oh c’est grand :o)

  4. Super bon article!

    Je suis d’accord avec la totalité des points cités. Néanmoins, je préférerais adopter, une vision plus optimiste en disant qu’il y a des choses qui commencent à se faire sur le web, que ce « soldat », comme tu l’appelles, commence à se réveiller. Peut-être, que ça reste encore très insuffisant, mais ça va venir. Ca va venir surtout avec les innitiatives que je vois prises, les événements qui deviennent de plus en plus nombreux, pour ne citer que les Startups Weekends, les salons encourageant l’innovation estudiantine… Dans lesquelles la plupart des idées portent sur le web et sont vraiment de valeurs, elles n’ont peut-être besoin que de quelques Business Angels pour les faire « fleurir ».

    Aussi sur le plan éducatif qu’a évoqué Akram Benmbarek en parlant de grandes écoles et universités et le fait qu’elles ne donnent pas de valeurs à l’esprit entrepreneurial, eh bien je vous dis que ça commence à changer. Il y a récemment un projet de module mis en place par le Ministère de l’Industrie Commerce et Nouvelles Technologies , lancé en sa phase pilote dans 6 grands établissements du pays dans l’espoir de le généraliser à partir de l’année prochaine, qui a pour objectif de donner les « skills » nécessaires pour un bon entrepreneur. Le projet accordera aussi plus d’avantage et d’attention aux idées de startups en relations avec le domaine de l’IT.
    J’ose y croire et espérer que ça va réellement faire croître le nombre de startups investissant dans le web avec des idées innovantes et non pas comme dit dans l’article « des copies d’idées qui marchent ».

  5. Le problème du copier/coller des idées (et non du contenu) est un faux problème à mon avis. Si tu arrives à dupliquer une idée, et l’exécuter autrement tant mieux! Un business doit être évalué par son profit et non son originalité.

    Le financement n’est pas un problème à ce niveau, on est très loin derrière, il faut prouver qu’on est bon déjà, et après on parlera investissement/financement.

    Paul Graham (YC Combinator) a déjà taclé le problème des « hubs » de startups dans ses écrits, il a essayé de mettre en clair les pré-requis nécessaires pour la naissance d’un hub startup (un peu ce qu’on aimerait avoir ici au Maroc), et selon lui, je cite : « Both components of the antidote—an environment that encourages startups, and chance meetings with people who help you—are driven by the same underlying cause: the number of startup people around you. To make a startup hub, you need a lot of people interested in startups. »
    Article: http://www.paulgraham.com/hubs.html

  6. Tout à fait d’accord, excellent article mais l’origine du problème est simple. On parle de nouvelles technologies de l’information et de la communication et justement ces 2 derniers termes n’ont pas beaucoup d’écho dans le Maroc d’aujourd’hui : « Information » et « Communication » qui font appels à des notions comme « liberté d’expression », « culture », « éducation », « dialogue », « partage » et surtout « capacité d’expression ». Le web reste un média écrit (trop souvent et c’est une erreur parfois) et une grande partie de la population (mais aussi des élites et dirigeants !!!) est analphabète. De plus, je sais de quoi je parle, l’éducation publique est dans un état déplorable et les écoles de formations professionnelles privées n’ont en majorité qu’un seul objectif : « du flouze facile par abus de confiance et défiscalisation !!! ».
    Ce qui manque au Maroc (et j’y travaille), une grande factory du web, à la fois centre de formation en alternance, laboratoire d’innovation et de recherche et centre de production et de support avec l’informatique libre.
    Mais faut du Flouze ! encore du flouze … et des appuis locaux pour ne pas se faire piller ou casser par les jaloux.
    Voila, le Maroc a un trésor qu’il néglige, sa jeunesse !

  7. Très bon article, premier fois que je lis un article qui traite du sujet!
    cependant je rejoint plus l’analyse que « Akram Benmbarek » a exposé dans son commentaire, le problème est un problème de fond : l’éducation ..
    moi je reste pessimiste sur l’avenir du web Marocaine, du moins a court/moyen terme..
    et vu la nouvelle génération montante AKA « justin bieber lover » et compagnie (que by the way je blame pas, c’est pas de leur faute) , je dirai même pessimiste a longterme !!

  8. Si l’analyse n’est pas très approfondie, l’auteur a eu au moins le mérite de jeter le pavé dans la marre et d’exprimer le ras le bol tout haut ce que nous autres pensons tout bas . Effectivement il s’agit d’une bulle qui aurait fini par se dégonfler si on avait eu le courage de l’inspecter de très près.
    A mon humble avis, qui ne couvrira pas la grande étendue de la problématique si vaste, le problème vient avant tout de la sur-estimation des compétences. Il suffit d’observer les titres que certains s’octroient abusivement sur leurs CV dopés pour s’en rendre compte. Postez une fausse offre d’emploi, à titre d’exemple, pour chercher un rédacteur web senior qualifié voire un rédacteur en chef et attendez-vous à une avalanche de curriculums de toutes les couleurs incluant ingénieurs, développeurs, blogueurs novices. J’ai vu des Community Managers sans communautés et des journalistes sans press-book et des développeurs de sites sans réelles références. Effarant ! Ce n’est pas pour dénigrer mais chacun sa compétence et son savoir faire. Les startups se cassent les dents pour la simple raison que les initiateurs de projets se lancent sans aucune maturité. Il est bel et bien révolu le temps de l’aventure à la Bill Gates. La réalité implacable du marché et tout autre. Il faut que l’on se ravise et que l’on soit sincère avec soi-même en mettant à jour les CV et les ambitions. Avancer doucement mais sûrement. Notre problème à nous c’est qu’on s’est endormie très tôt sur des lauriers qu’on a même pas obtenu ou mérité. J’ajouterai à ce manque d’acuité relatif aux compétences, l’absence de formations pointues orientées projets. Nous avons des écoles qui jouent la carte de la polyvalence mais qui omettent que nous avons besoin de spécialistes et des profils pointus. C’est comme ca que nous constituerions une chaîne solide dont chaque maillons mérite sa place sans chevauchement.

  9. J’ajoute un autre point aussi important: Il s’agit de l’absence presque totale de l’espris webdesigner, ce qui fait que la majorité des sites Marocains n’ont pas un look thèmatique,

  10. Salam,

    Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points et en total désaccords sur d’autres,

    Vous dites : « Avec le nombre d’outils OpenSource disponibles sur internet, créer un projet web est devenu un jeu d’enfant! »

    Là je suis en total désaccord avec vous c’est pas parce qu’il y a une dizaines de Framework et CMS (fiables) en OpenSource que cela devient un jeu d’enfant c’est une idée totalement fausse et beaucoup se sont cassé les dents après avoir suivi cette voie, beaucoup de projets ont été abandonné ou bloqué par la suite a cause d’un très mauvais choix d’outil de développement « Bonne chance pour lancer le nouveau « Twitter » en se basant sur un CMS et il y en a qui ont deja essayé ! » rien que ca sans parler de problème encore plus technique… c’est deja un très grand challenge.

    Vous dites : « Oui mais la bonne nouvelle c’est que le Web offre tellement de possibilités qui font que monter un bon projet pour une idée créative ne demande pas forcément beaucoup de ressources!  »

    Tout d’abord Une Startup avec une idée original doit fournir plus d’efforts, a besoin de plus de ressources pour avoir plus de temps pour qu’on puisse voir son potentiel réel et qu’elle soit enfin adopté, généralement 95% des ces de startup ayant une idée original et nouvelle ferment boutique très tôt ce qui en profite a ceux qui viennent après et vont reprendre le flambeau.

    Que ce soit Google, Facebook ou Twitter aucun des ces 3 géants n’a eu une idée original au début ils ont profité des echecs de celui ou ceux qui ont l’idée en premier tout en y consacrant les moyens et les ressources nécessaires que ce soit humainement, techniquement et financièrement c’est comme ca qu’on arrive au succès.

    Conclusion une idée original c’est deja le premier pas vers l’echec, je ne dis pas que l’on doit pas prendre de risques loin de là il est là notre vrai problème a nous les Marocains on ne prend pas et on ne veut pas prendre de risques pour ne pas echouer or c’est les echecs qui menent vers le succès et la ressuite que ce soit pour moi, toi ou un autre.

    Quand on voit que AlamJadid (je n’ai rien contre eux) est nominé aux Maroc Web Awards comme étant une « Startup » je me demande si vraiment ils savent ce que ca veut dire le premier but d’une Startup c’est de résoudre un problème or quand on voit sur leur première page « Le réseau social pour rencontrer de nouvelles personnes! » deja on se dit que c’est pas nouveau ce qu’est en total contradiction avec son nom et ca donne vraiment pas envie d’y être et qu’ils le veuillent ou pas le concurrent direct c’est FACEBOOK (je me demande qui a envie de reuploader ses photos et ecrire le même statut sur un autre reseau social alors que ses amis et connections sont deja sur Facebook je vous laisse le soin d’y répondre.)

    Merci pourl’article et surtout d’avoir lancé le débat, wa Aleikum as salam wa rahmatou Allah.

  11. Salut tout le monde,

    Merci Simo pour avoir couvert un sujet aussi sensible. Oui, sensible car rares sont les gens qui osent ouvrirent le débat, beaucoup préférent seulement y participer.

    De ce fait là viens l’un des problèmes les plus symptomatiques du Web, et d’une grande tranche économique de notre pays.

    Il suffit d’assiter à des événements, des recherches sur Internet pour se rendre compte que le Maroc disposent de compétences inébranlables (chacun dans son domaine). Les fonds d’investissement ne sont pas un problème, car on a tendance a ignoré d’autres types d’investissement, pour ensuite attaquer le manque de contenu, qui est une fausse excuse pour le disfonctionnement cité.

    J’aimerai vous poser une question qui illustrera mon point de vue : Combien de personnes, sur l’échelle nationale, durant les 10 dernières années, on adopté un investissement-risque ? Ou, plutot : Combien de personnes connaissent la gestion du risque ?

    Notre plus gros problème, c’est qu’on essaye promouvoir le Web sans risque. C’est carrément l’opposé statistique des autres initiatives à échelle intyernationale. Un business angel est une personne qui crois en la possibilité de réussite de votre projet, tandis que la bank ne l’ai pas. D’ailleurs combien d’investisseur marocains attaquent les banques directement pour promouvoir leurs projets ? A mon avis, le taux n’a pas beaucoup évolué depuis les années 90.

    Aussi, le 2ième aspects, autre que l’investissement-risque, est le sérieux manque d’intégrité et de conformité. Dans un marché ou la majorité fonctionne par le plus court chemin, qui oserai prendre une idée courageuse, s’y lancer, s’y accrocher, chercher à la soutenir ?

    Toute personne intelligente dans ce pays, avec la volonté de promouvoir le Web, avec des idées d’investissement innovente, avec un esprit entrepreunarial à la hauteur des espérances internationales, à l’intégrité nécessaire pour encourager les autres à le devenir.

    Toute personne ainsi fait son job dans son petit coin, essaye, expérimente, échoue, assume, et se relance ; dans l’espoir dans un avenir meilleur, de l’opportunité de rencontrer les bonnes personnes, de prendre les bonnes décisions, d’aller dans le bon sens.

    Enfin, je l’espère bien …

  12. Bon contenu :)
    Je ne fais pas partie des « anciens » du web marocains mais il est vrai que les écrits manquent… personnellement je me rattrape sur twitter.
    Ma veille webmarketing est principalement orientée Europe et Etats Unis.
    Je suis optimiste, comme la fin de l’article, et m’engage à faire en sorte que les choses s’améliore dans un bon esprit.

  13. @Soufiane H: Pour ce qui est business, je pourrai être d’accord avec toi, par-contre pour le « copier/coller » du contenu ce n’est pas tolérable, prenant l’exemple de plusieurs site genre XYZpress.com qui buzzent tout et rien pour générer un traffic considérable et donc gagner de l’argent facile, pendant que d’autres mobilisent leurs ressources pour produire du contenu.

    « @You », pour le premier point: il a fallut terminer la phrase « Avec le nombre d’outils OpenSource disponibles sur internet, créer un projet web est devenu un jeu d’enfant! »… « détrompez vous, c’est faut »

    « @You » pour le deuxième point je te rejoins d’avis, j’ai dit: « « Oui mais la bonne nouvelle c’est que le Web offre tellement de possibilités qui font que monter un bon projet pour une idée créative ne demande pas forcément beaucoup de ressources! » » dans le sens où actuellement proposer un service en SAS pour une idée original ne demande pas beaucoup d’investissement de (sur le plan infrastructure grâce aux offre cloud, c’est plus pour dire qu’initier un projet web à forte valeur ajouté n’est pas si couteux qu’avant.

    @Marocain, pour ce qui est de la surestimation, je suis tout à fait d’accord avec toi, et je pense que c’est un problème de valeurs, comme a dit @Akram Benmbarek: « le web marocain est une projection de la société marocaine », la grande majorité d’ingénieurs au Maroc sont plus payé pour le titre que pour leur savoir-faire, on trouve souvent des passionnés n’ayant pas très beau parcours scolaire mais qui sont beaucoup plus compétents, c’est aussi un problème d’orientation.

    Pour ce qui est de Maroc Numeric funds je faisais illusion à AlamJadid et Soukaffaire justement et je te rejoins dans ton idée :)

  14. Concernant les startup et leur financement il y a également le Centre Marocain de l’Innovation avec ses INTILAK et TATWIR qui permettent à des jeunes poussent de démarrer ou se développer.

    Cette semaine j’ai pu aussi voir dans les rues de Casa des 4×3 de la BMCE parlant de financements à hauteur de 1MDHS, d’une formation à la gestion d’entreprises, etc

    Les moyens de paiements électroniques se mettent en place (qu’en est-il de paypal ? http://www.facebook.com/ovpaypalmaroc ?)

    Restent encore pas mal de choses (livraison rapide et à bon prix, conscience de payer pour du service, cycle de formation de qualité …) mais je trouve que ca avance bien …

  15. trés bon billet , c’est ce genre de debat qui faut avoir en ce moment pour ratrapper un peu le retard.
    a mon avis il faut que les communautés dominatrice de la scene web au maroc , tel que la BlogoMa et twitto s’interessent plus a des activités plus productives , et essayer de deboucher vers des evenements qui depasse « le tourisme web  » , et d’aprés ce que j’ai constaté meme la startupWeekend a casablanca n’été pas vraiment assez concrete , il n’y avait pas de prototypage , qui est l’aspet le plus important de l’evenement et qui constitut un exercise fondateur des principes startups.
    je crios qu’avant de parler de business angels et VC il faudra dabord qu’on organise des hackathons reguliers , et qu’on prouve qu’on est bon dabord comme Soufiane.H a dit .
    aujourdhui le marocain n’est pas presents sur les reseaux sociaux « serieux » tel que TopCoder , Github , stackOverflow . et croyez moi si on se ratrappe pas assez tot , on aura bientot du mal a decrocher des jobs normaux en developpement.
    bref , je suis convaincu qu’un Hackathon sera trés benefique au Web marocain.

  16. Vraii, regardez juste les derniers projets financés par je ne sait quel énième « aide à l’innovation »: « Alam jadid » et compagnie… Walou zéro valeur ajoutée, fine ma iji chi bouzebal 3endo chi « fikra wa3ra » tay 3tiweh flouss. Alors que les vrais chercheurs, ceux qui publient dans des revues internationales et sont reconnus par leurs pairs de part le monde, hadouk, ichedou fih. Quelle mentalité de singes franchement.

  17. Je te félicite pour cet article de très grande qualité et je suis d’accord avec toi en ce qui concerne toutes ces problématique liées à l’avancement du Web.
    A chaque fois que je débattais un sujet ou je voulais écrire quelques choses (roman, scénario film), j’ai toujours entendu une phrase qui se répète sans cesse :
    Est-ce que les Marocains vont comprendre ceci.
    J’ai toujours détesté cette question et j’ignore pourquoi on banalise la mentalité des Marocains par des Marocains.
    En quelque sorte c’est pour cette raison que plusieurs blogueurs/sites s’adressent aux étrangers qu’aux Marocains.
    P1- Le web Marocain est tellement avare (un vrai manque d’article de qualité), même les grandes sociétés ne disposent pas d’un contenu de qualité (Portail IAM, Méditel).
    Une simple comparaison entre deux sites « ONCF / SNCF ». Ce que nous n’avons pas encore compris c’est que la notion du service n’est pas encore développée dans notre pays, c’est pour cette raison que le Web est marginalisé.
    Les Marocains préfèrent bidouiller et de demander à n’importe qui au lieu de chercher l’information. Contrairement à un Français qui va envoyer un mail à une société pour demander une information et s’il n’est pas satisfait il va continuer à harceler cette dernère jusqu’à obtention d’une réponse claire et net. (Essayer d’envoyer une demande à méditel, IAM, ONCF) et vous allez comprendre de quoi je parle.

    P2 – Prenons un simple exemple : Je veux lire un bouquin et par la suite je veux débattre (Quel site Marocain propose ce type de service ?).
    Nous pouvons aussi entrer dans cette comparaison des Média.
    Accéder à n’importe quel site d’un quotidien Marocain tout ce que vous allez trouver n’est qu’une copie de ce qu’il sorte comme support papier.
    Je reprends exactement la même comparaison avec nos opérateurs Méditel et orange, comparer entre les deux sites et vous allez constater une très grande différence !
    Pourquoi le Web ne se développe pas, parce que le Web reste une boite noire pour plusieurs entreprise qui ont des services médiocre et qu’elles sont incapables de se développer et grâce/à cause de cette stratégie elles gagnent des montagnes d’argent.
    Autre chose qui attire mon attention, c’est quand je consulte un site de vente en ligne et je clique sur « Conditions générales » et une simple recherche sur google nous permet de déterminer ou ces informations ont été copiées.
    Pourquoi rien ne se développe chez nous ? :
    Les Marocains ne sont pas du tout exigeant et ils sont prêt à consommer de la merde en payant très cher.
    Quand un équipement tombe en panne, la première réaction est de l’emmener chez un « Maâlem » au lieu de réclamer une garantie (chose qui est tellement rare).
    Quand on entre dans un café et les serveurs nous imposent de prendre des gâteaux dégueux et comme des moutons les personnes vont baisser la tête puis ils vont bouffer ces conneries sans même de regarder le menu.

    Le jour ou les marocains apprendront à réclamer et exiger un service de qualité c’est à ce jour que plusieurs domaines vont se développer, parce que le web n’est qu’une continuité du réel et non un refuge pour les attardées mentaux qui tentent de se créer une nouvelle vie dans un monde purement illusoire.

  18. Exactement la réalité, non tous les Marocains nous cherchons le copycat, certains comme je nous cherchons à adapter l’affaire aux nécessités du pays et à innover dans usability, technologie et en qualité de service.

    Je reçois personellement plus d’intérêt et intentions depuis des pays comme la France et les États-Unis qu’au Maroc où le produit est dirigé. Il(elle) est un peu frustrant voir comme un projet Marocain qui est très au-dessus des actuels dans tout le monde ne recevez pas de mentions et d’applaudissements de la part de la communauté web Marocaine, sauf certains critiques dans twitter sur la qualité orthographique des textes en Français(français) lesquels ont été traduits au moyen des traducteurs web, puisque je suis des études Espagnoles et ce sujet n’est pas une priorité maintenant pour moi. vous pouvez voir mon projet ici : http://www.facilecompta.com

    Quiero dar animos a todos los innovadores web Marroquies, que se olviden del marketing y se enfoquen en ofrecer algo util a las personas, algo sin engaños, original considerando a donde va dirigido y con el tiempo todo ira cogiendo forma. Hay que eliminar toda esa basura de webs marroquies y empezar a crear webs utiles para las personas.

  19. un très bon choix, ce sujet !

    Je partage ton avis et je pense que ce qui manque et ce qui a toujours manquer a l’internaute Marocain, c’est qu’il penne conscience de la force de l’outil qu’il a entre les mains. Au Maroc, On a toujours associer internet au divertissement et seulement au divertissement; a MSN , au chat et dernièrement a Facebook. Et on se retrouve aujourd’hui avec plusieurs communautés , plusieurs clans , un peu comme dans la vraie société; les intellectuels , et les autres. Mais même , ces dits ‘ intellectuels ‘ n’apportent que très peu , car dés qu’ils accomplissent quelque chose, dés qu’ils acquièrent une certaine influence , ils plongent dans leurs orgueil et portent un regard hautain au reste de la communauté.

    Je viens de découvrir ton blog , et j’aime beaucoup. Bonne continuation !

  20. Merci à yniim d’avoir commenté mon dernier article sur la désillusion de l’E-commerce , à travers lequel je découvre cet article.

    Bravo.

    J’ai tout lu , article et com.

    Je me permet d’ajouter que la #twittoma peut autant être superbe autant qu’impitoyable. Je ne donne pas d’exemple , ceux qui suivent le fil #twittoma sauront de qui(avec s) je parle

    Sur le volet entrepreunarial , je suis hélas pessimiste.
    Mais je veux y croire.
    Qu’on nous donne les moyens et à la lecture de vos commentaire , j’ai la certitude que les idées et les compétences sont là !

    La plus simple des choses est un statut d’auto entrepreuneur réalisable facilement sur le net , une loi pour le crowdfunding.

    Alors ma question à tous:
    Partant de rien d ‘autre qu’une idée.
    Comment trouver un financement ?
    MNM : il faut déja exister.

    « INTILAK » est destiné aux startups innovantes ayant moins de deux ans d’activité en phase de démarrage, porteuses d’un projet d’innovation ou d’un projet de valorisation R&D, et finance 90 % des dépenses du projet, dans la limite d’un million de dirhams TTC

    « TATWIR » est destiné aux entreprises ayant plus de deux années d’existence, dédié aux projets de R&D portés par une entreprise ou un groupement d’entreprises agissant dans le cadre d’un cluster en phase de développement ou un consortium d’entreprise(s) et organisme(s) de recherche et finance 50 % des dépenses du projet, dans la limite de 4 millions de dirhams TTC

    Si l’état ne peut pas aider ceux qui n’ont qu’une idée et pas d’argent : qu’on nous libère l’accès au crowdfunding http://ynim.posterous.com/crowdfunding-potentiel-et-le-cas-marocain

    Imaginez une page avec 100 000 fans. Si chacun donne 10 dhs , ca finance un projet de 1 000 000 dhs ! Pour le moment l’appel à la générosité public est strictement réservé aux associations reconnues d’utilité publique.
    Cad : wa ssssir tkalleb i ddir

    Même la création d’association est compliquée…

    Avec la crise grecque , la crise espagnol , la crise française qui s’aggrave , Le Maroc a aujourd’hui plus que jamais besoin d’entrepreunariat et de crowdfunding . Car il n’est pas du tout garanti que le Maroc reçoive sa « dotation » européenne.

  21. Le problème numéro un est le problème de langue.
    13% de la population marocaine parle FR.
    المشكل مشكل لغة، علينا التحدث بلغة أجدادنا و ثقتفتنا
    Bien amicalement,
    Soufiane

  22. Pingback: Pourquoi les Startups Web au Maroc Ne Décollent Pas ? |

  23. Très très bon sujet, très bien abordé , cher ami, j ajouterai comme même que dans notre bled , les sociologues et les anthropologues ont BCP de travail en instance, car il s agit là d ne véritable crise Identité
    Bref ,,,,,,……….tous le Bla bla. Bla bla dyali, tu la connais

    Les Vieux, dépassés, sont tête dur, et ne veulent rien entendre
    Les jeunes, fatigués, cherche du prêt à porter, et ne veulent pas comprendre

    Allah yester

  24. Pingback: Le Principal Frein au Développement des Startups au MarocÉconomie Finance Technologie Maroc

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